Les contribuables opérant dans le secteur du quartier industriel dans la ville de Bujumbura appelés à se conformer au fisc.

Office Burundais des Recettes

« Je suis fier de contribuer à la construction du Burundi »

Jeudi, le 19 février 2026, l’Office Burundais des Recettes rencontre les contribuables opérant dans le secteur du quartier industriel de la ville de Bujumbura. Au menu des échanges figurent le prélèvement forfaitaire, la taxe de consommation, la taxe sur la valeur ajoutée et d’autres soucis liés au fisc. Ce qui a poussé le Commissariat des taxes internes et des recettes non fiscales à organiser une telle rencontre, c’est le constat que certains contribuables ont des irrégularités dans l’acquittement de leurs obligations de payer convenablement leurs impôts et taxes.

Dans les récentes enquêtes orchestrées par l’OBR, il a été constaté que certains commerçants ne disposent pas des NIF et des registres de commerce. Raison pour laquelle ils sont appelés à s’en munir en vue de travailler dans la légalité. L'autre irrégularité constatée et étonnant étant le fait qu’un contribuable travaillant dans un endroit propice pour les affaires tel que le Quartier Industriel reste dans la catégorie des petits contribuables, chose que l’OBR considère comme un moyen d’évader à certaines obligations fiscales. La plupart de ces contribuables rencontrés étaient des responsables des usines de transformation, des commerçants grossistes, et des gestionnaires des bars, hôtels et restaurants.

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Au milieu et tenant le micro, Stany Ngendakumana, Porte-parole de l'OBR lors de l'ouverture des échanges

Dans cette rencontre, les experts de l’OBR ont explicité les pourcentages qui doivent être retenus servant de prélèvement forfaitaire sur des produits à la sortie des usines puisqu’ils ne sont pas calculés au même pourcentage. Ainsi, c’est par exemple l’usine de transformation qui procède à ce prélèvement forfaitaire calculé par rapport au pourcentage du prix ex-usine. Par après, cette usine le déclare et le paie. Le fabricant qu’est l’usine prélève cette taxe sur son acheteur. Il est ainsi appelé à le déclarer et le payer par la suite.

 Ces fabricants ont été sensibilisés sur la façon dont la taxe de consommation est prélevée. Un souci hante ces fabricants puisque la taxe de consommation n’est pas paramétrée dans la machine à facturation électronique. Cela est dû au fait que la taxe de consommation est prélevée selon le produit par quantité produite, et n’est donc pas la même. Par exemple, la taxe de consommation est de 400 BIF par hl de vin et 500 BIF par litre de liqueur.   Un intervenant opérant dans le secteur de la fabrication des vins a émis le souhait de voir revu à la baisse le prélèvement forfaitaire des 130 BIF prélevé par litre de vin produit puisque ce montant est énorme, a-t-il insisté. Cette doléance ne peut pas être résolue par l’OBR puisque celui-ci applique à la lettre ce qui est contenu dans la loi budgétaire, répond Ferdinand Nitunga, commissaire ad intérim des taxes internes et des recettes non fiscales.

Kigeri 4.jpgAu premier plan à gauche, Monsieur Ferdinand Nitunga,Commissaire ai chargé des taxes internes et des recettes non fiscales

La taxe sur la valeur ajoutée n’est pas payée par toutes les catégories de contribuables. Celle-ci est payée par les contribuables disposant un chiffre d’affaire d’à partir plus de 100 millions BIF comme l’a bien expliqué Ferdinand Nitunga. Il a énuméré toute une série d’activités qui doivent payer impérativement la TVA. Il s’agit notamment des activités commerciales et des prestataires de services, des importateurs, des locaux commerciaux et le lising.

Ces contribuables sont appelés chaque fois à déclarer et payer à temps leurs impôts et taxes sous peine de sanctions. Une façon non appréciable par l’OBR qui privilégie l’entente, la compréhension et la coopération avec ces premiers considérés comme des partenaires, conclut Nitunga.

L’on notera qu’au-delà de ces anomalies constatées, les dirigeants de l’OBR se réjouissent du fait que les contribuables ont évolué dans la manière dont ils perçoivent l’OBR et ses missions ; que maintenant ils accueillent les agents de l’OBR tranquillement et à bras ouverts, contrairement aux anciens temps où ils les attaquaient, leur lançaient des cailloux et les menaçaient comme s’ils venaient à leur propre mission. Ce qui permet une très bonne collaboration entre les agents de l’OBR et les contribuables comme l'a affirmé le Porte-Parole de l'OBR.

Vue des participants

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